<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>ODAE</title>
	<link>http://www.odae-romand.ch/</link>
	<description>Le projet d'un Observatoire du droit d'asile et des &#233;trangers a &#233;t&#233; lanc&#233; dans le prolongement du double r&#233;f&#233;rendum et de la campagne de votation contre la r&#233;vision de la loi sur l'asile (LAsi) et la nouvelle loi sur les &#233;trangers (LEtr). Une grande partie de ceux qui avaient soutenu le r&#233;f&#233;rendum contre ces deux lois ont d&#233;cid&#233; suite &#224; la votation de se doter des moyens d'exposer au public les cons&#233;quences qu'engendre l'application d'une l&#233;gislation sans cesse durcie. De cette volont&#233; sont n&#233;s des observatoires dans chaque r&#233;gion linguistique, avec une structure &#224; Berne pour des t&#226;ches communes. L'Observatoire romand du droit d'asile et des &#233;trangers, qui est bas&#233; &#224; Gen&#232;ve, a pour mission de recueillir des informations sur des cas r&#233;els dans toute la Romandie.</description>
	<language>fr</language>


<item xml:lang="fr">
		<title>Pas assez riche pour &#234;tre suissesse</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article264</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article264</guid>
		<dc:date>2010-09-02T12:58:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Brina</dc:creator>



		<description>Le 25 ao&#251;t dernier, le Tribunal f&#233;d&#233;ral a rejet&#233; le recours d'une apprentie kosovare qui demandait sa naturalisation, parce que celle-ci n'a qu'un salaire d'apprentie et que ses parents vivent de l'aide sociale. Pourtant, la jeune femme est arriv&#233;e en Suisse &#224; l'&#226;ge de neuf ans et a fait toute sa scolarit&#233; &#224; Wetzikon (ZH). Le Tribunal estime que la jeune femme pourra &#224; nouveau soumettre sa demande lorsqu'elle aura termin&#233; son apprentissage et qu'elle sera autonome financi&#232;rement. Deux juges, rest&#233;s (...)

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;20. Infos br&#232;ves&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 25 ao&#251;t dernier, le Tribunal f&#233;d&#233;ral a rejet&#233; le recours d'une apprentie kosovare qui demandait sa naturalisation, parce que celle-ci n'a qu'un salaire d'apprentie et que ses parents vivent de l'aide sociale. Pourtant, la jeune femme est arriv&#233;e en Suisse &#224; l'&#226;ge de neuf ans et a fait toute sa scolarit&#233; &#224; Wetzikon (ZH). Le Tribunal estime que la jeune femme pourra &#224; nouveau soumettre sa demande lorsqu'elle aura termin&#233; son apprentissage et qu'elle sera autonome financi&#232;rement. Deux juges, rest&#233;s minoritaires, soutenaient que ce refus de naturalisation &#233;quivalait &#224; une violation de l'interdiction de discrimination, mais le Tribunal ne se serait pas clairement prononc&#233; sur la question. Source : &lt;i&gt;&lt;a href='http://www.jusletter.ch/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.jusletter.ch&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; au sujet de la cause 1D_5/2009 (25 ao&#251;t 2010)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il cherche la s&#233;curit&#233;, il trouvera l'exclusion et les violences polici&#232;res </title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article263</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article263</guid>
		<dc:date>2010-08-30T14:35:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Brina</dc:creator>


		<dc:subject>d&#233;tention / mesures de contrainte</dc:subject>
		<dc:subject>aide d'urgence</dc:subject>
		<dc:subject>Irak</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Umar &#187; fuit l'Irak parce qu'il craint d'&#234;tre assassin&#233; comme son p&#232;re. Les autorit&#233;s suisses ne croient pas &#224; son histoire et lui demandent de partir. &#171; Umar &#187;, qui ne peut se r&#233;soudre &#224; rentrer, reste en Suisse dans un centre d'aide d'urgence puis dans la clandestinit&#233;. En 2010, une tentative d'expulsion se solde par des contusions et un pied cass&#233;. R&#233;cit d'une exclusion.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;fiches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot16" rel="tag"&gt;d&#233;tention / mesures de contrainte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;aide d'urgence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot84" rel="tag"&gt;Irak&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Personne(s) concern&#233;e(s) :&lt;/strong&gt; &#171; Umar &#187;, jeune homme n&#233; en 1984&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Origine :&lt;/strong&gt;	Irak&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Statut :&lt;/strong&gt;	demande d'asile rejet&#233;e -&gt; tentative de renvoi forc&#233;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;sum&#233; du cas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Umar &#187; explique avoir fui le Kurdistan irakien en 2002 apr&#232;s avoir &#233;t&#233; convoqu&#233; par des miliciens kurdes, qui ont d&#233;j&#224; assassin&#233; son p&#232;re. Il arrive en Suisse en 2006 et d&#233;pose une demande d'asile. Les autorit&#233;s, malgr&#233; un recours, ne croient pas &#224; son histoire, mais l'admettent provisoirement en Suisse parce que la situation de violence g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui pr&#233;vaut alors en Irak emp&#234;che l'ex&#233;cution du renvoi. En f&#233;vrier 2008, l'&lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_in'&gt;ODM&lt;/a&gt;, estimant que la situation s'est am&#233;lior&#233;e dans le nord de l'Irak, l&#232;ve son admission provisoire et lui fixe un d&#233;lai pour quitter la Suisse. &#171; Umar &#187; est alors exclu de l'aide sociale et contraint de quitter son appartement pour s'installer dans un centre d'aide d'urgence. Malgr&#233; cette d&#233;gradation de ses conditions de vie, il ne peut se r&#233;signer &#224; rentrer chez lui, car il ne s'y sent pas en s&#233;curit&#233;. Quelques mois apr&#232;s l'&#233;chec d'une demande de r&#233;examen de sa situation, &#171; Umar &#187; plonge dans la clandestinit&#233;. En f&#233;vrier 2010, il est arr&#234;t&#233; dans la rue par la police qui lui reproche l'ill&#233;galit&#233; de son s&#233;jour. Il est plac&#233; en d&#233;tention administrative jusqu'&#224; une tentative de renvoi vers l'Irak effectu&#233;e &#224; l'a&#233;roport de Z&#252;rich. Estimant qu'on le renvoie vers une mort certaine, &#171; Umar &#187; se d&#233;bat face &#224; la violence physique des policiers. Il se retrouve bless&#233;, avec une contusion &#224; la t&#234;te et de multiples fractures du talon. On le rel&#226;che. Au moment de la r&#233;daction de la fiche, le jeune homme a quitt&#233; son pays depuis huit ans et vit en Suisse depuis cinq ans. Il est toujours soumis au r&#233;gime de l'aide d'urgence, et n'a aucune possibilit&#233; de reconstruire sa vie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Questions soulev&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le cas d' &#171; Umar &#187; montre comment le r&#233;gime d'aide d'urgence conduit &#224; l'exclusion sociale de personnes qui recherchaient en Suisse un peu de s&#233;curit&#233;. &#192; quoi bon garder une mesure inefficace qui porte atteinte &#224; la dignit&#233; humaine de milliers d'individus ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Lorsque des gens sont pr&#234;ts &#224; mettre leur sant&#233;, voire leur vie, en danger pour &#233;viter l'expulsion, n'y a-t-il pas lieu de r&#233;&#233;valuer leur situation et de s'interroger sur le bien fond&#233; d'une d&#233;cision qui affirme qu'ils ne sont pas en danger dans leur pays ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Chronologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;2002 :	fuite hors d'Irak &lt;br /&gt;2005 :	demande d'asile en Suisse (1er d&#233;c.) &lt;br /&gt;2006 :	refus et admission provisoire (14 mars)
&lt;br /&gt;2008 :	lev&#233;e de l'admission provisoire (5 f&#233;v.) ; demande de r&#233;examen (1er d&#233;c.) ; refus ODM (12 d&#233;c.)
&lt;br /&gt;2009 :	recours (15 janv.) ; rejet du &lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_in'&gt;TAF&lt;/a&gt; (4 f&#233;v.) ; &lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_in'&gt;SPOP&lt;/a&gt; signale sa disparition (9 oct.)
&lt;br /&gt;2010 :	mise en d&#233;tention administrative (19 f&#233;v.) ; tentative de renvoi forc&#233; (15 mars)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Description du cas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1992, le p&#232;re d'&#171; Umar &#187;, qui travaillait pour le parti Baas dans le nord de l'Irak, est d&#233;tenu puis tortur&#233; &#224; mort par des miliciens kurdes. &#171; Umar &#187; n'a qu'une dizaine d'ann&#233;es, mais l'&#233;v&#232;nement le traumatise. En juin 2002, &#171; Umar &#187; re&#231;oit une convocation officielle des autorit&#233;s kurdes pour s'expliquer sur les activit&#233;s de son p&#232;re &#224; l'endroit m&#234;me o&#249; celui-ci a &#233;t&#233; d&#233;tenu. Craignant des repr&#233;sailles, &#171; Umar &#187; s'enfuit d'Irak. Un long et difficile exil va le mener jusqu'en Suisse, o&#249; il demande l'asile le 1er d&#233;cembre 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 14 mars 2006, l'ODM refuse sa demande, arguant que le r&#233;cit d'&#171; Umar &#187; lui semble invraisemblable. Celui-ci re&#231;oit toutefois une admission provisoire, car un renvoi en Irak est alors inexigible en raison de la situation de violence g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui y pr&#233;vaut. Le 5 f&#233;vrier 2008, l'ODM, estimant que la situation s'est am&#233;lior&#233;e dans le nord de l'Irak, l&#232;ve l'admission provisoire et impartit un d&#233;lai de moins de deux mois &#224; &#171; Umar &#187; pour quitter la Suisse (un recours au TAF n'y changera rien). Du jour au lendemain, &#171; Umar &#187; se voit priv&#233; de toutes prestations et aides sociales. Il doit quitter son appartement et se retrouve dans un centre d'aide d'urgence &#224; Vevey o&#249; il est en permanence soumis &#224; des r&#232;gles strictes et &#224; des contr&#244;les effectu&#233;s par des agents de s&#233;curit&#233;. Il doit en plus se pr&#233;senter toutes les deux semaines aux guichets du SPOP pour continuer &#224; toucher une aide d'urgence limit&#233;e &#224; 9.50 frs par jour. Dans cette situation, &#171; Umar &#187; sombre et boit parfois. Une altercation avec un des agents de s&#233;curit&#233; du centre lui vaudra deux semaines de d&#233;tention.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois &#171; Umar &#187; tient plus que tout &#224; la s&#233;curit&#233; que lui offre la Suisse et ne peut se r&#233;soudre &#224; rentrer dans son pays, estimant qu'il y sera expos&#233; &#224; un danger de mort. Il s'installe donc durablement dans la pr&#233;carit&#233;. Le 1er d&#233;cembre 2008, il demande le r&#233;examen de sa situation, insistant sur le fait que le gouvernement r&#233;gional kurde r&#233;prime les opposants politiques et les membres de leurs familles. Il joint &#224; son recours divers documents et explique qu'il n'a plus de r&#233;seau familial en Irak pour le soutenir en cas de renvoi. L'ODM puis le TAF rejetteront sa demande, arguant que les documents sont des faux, que les faits sont trop anciens et que rien ne s'oppose &#224; son renvoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 9 octobre 2009 : le SPOP informe l'ODM qu'&#171; Umar &#187; a disparu centre d'aide d'urgence. Pendant une ann&#233;e et demie, &#171; Umar &#187; vit dans la clandestinit&#233;, tout en refusant de s'adonner &#224; des activit&#233;s ill&#233;gales. Il explique par la suite avoir &#233;t&#233; pendant cette p&#233;riode aid&#233; par des amis et soutenu par des &#339;uvres d'entraide. En f&#233;vrier 2010, il est arr&#234;t&#233; dans la rue &#224; Vevey. Sur ordonnance du Juge de Paix vaudois du 19 f&#233;vrier, il est mis en d&#233;tention administrative en vue du renvoi. Le 15 mars 2010, la police zurichoise tente de le mettre dans un avion &#224; Kloten. &#171; Umar &#187; raconte : &#171; &lt;i&gt;On m'a pouss&#233; &#224; terre, ligot&#233; les pieds, les mains, les genoux et mis une esp&#232;ce de minerve pour m'emp&#234;cher de bouger la t&#234;te.&lt;/i&gt; &#187;. Un peu plus tard, &#171; Umar &#187; se d&#233;bat, se cogne violemment la t&#234;te en tentant d'&#233;viter des coups de poing, se tape le talon contre une porte. R&#233;sultat : contusion &#224; la t&#234;te avec poche de sang et multiples fractures du talon. Le Juge de Paix vaudois ordonne alors sa lib&#233;ration. Au moment de la r&#233;daction de cette fiche, il vit &#224; nouveau dans un centre d'aide d'urgence, sans aucune perspective d'avenir en Suisse, mais toujours d&#233;cid&#233; &#224; &#233;viter un renvoi &#224; n'importe quel prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Signal&#233; par :&lt;/strong&gt;	correspondants de l'ODAE, mai 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;	proc&#232;s verbal d'une audition (12.1.06) ; recours contre refus de reconsid&#233;ration (15.1.09) ; arr&#234;t du TAF &lt;a href='http://relevancy.bger.ch/php/taf/http/checkpdf.php?filename=2009/e_00289_2009_2009_02_04_t.pdf&amp;lang=fr&amp;type=azabvger' class='spip_out'&gt;E-289/2009&lt;/a&gt; (4.2.09) ; ordonnance de mise en d&#233;tention (19.2.10) ; t&#233;moignage sur le renvoi r&#233;dig&#233; par &#171; Umar &#187; (13.4.10) ; rapport m&#233;dical du CHUV (28.4.10) ; autres pi&#232;ces utiles au dossier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.odae-romand.ch/IMG/pdf/Cas123_Umar.pdf" length="130096" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Double renvoi Dublin d'une famille en d&#233;pit de sa grande vuln&#233;rabilit&#233;</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article262</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article262</guid>
		<dc:date>2010-08-30T13:01:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Brina</dc:creator>


		<dc:subject>victimes de traumatisme</dc:subject>
		<dc:subject>proc&#233;dure (garanties)</dc:subject>
		<dc:subject>renvoi (Dublin)</dc:subject>
		<dc:subject>Kosovo</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Violent&#233;es et traumatis&#233;es en Hongrie et au Kosovo, &#171; Maia &#187; et ses deux filles se voient renvoy&#233;es une deuxi&#232;me fois vers la Hongrie. La Suisse ne reconna&#238;t aucune raison humanitaire qui justifierait de faire application de la clause de souverainet&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;fiches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot140" rel="tag"&gt;victimes de traumatisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot174" rel="tag"&gt;proc&#233;dure (garanties)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot175" rel="tag"&gt;renvoi (Dublin)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot188" rel="tag"&gt;Kosovo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Personne(s) concern&#233;e(s) :&lt;/strong&gt; &#171; Maia &#187;, femme n&#233;e en 1972, et ses deux filles n&#233;es en 1997 et 1999&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Origine :	&lt;/strong&gt;Kosovo&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Statut :&lt;/strong&gt;	demande d'asile rejet&#233;e par NEM -&gt; renvoi Dublin&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;sum&#233; du cas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Forc&#233;e par son conjoint &#224; se prostituer, &#171; Maia &#187;, femme kosovare de minorit&#233; ashkalie, demande l'asile en Suisse en avril 2009 avec deux de ses filles, la troisi&#232;me ayant &#233;t&#233; enlev&#233;e par le p&#232;re. En novembre, &#171; Maia &#187; et ses filles sont expuls&#233;es en Hongrie, pays responsable de leur demande d'asile selon la proc&#233;dure Dublin. Elles y sont de suite arr&#234;t&#233;es et emprisonn&#233;es pendant 17 jours. Leur demande d'asile &#233;tant rejet&#233;e, elles sont contraintes &#224; retourner au Kosovo. Peu apr&#232;s, elles y sont agress&#233;es par le p&#232;re, qui tente d'enlever son autre fille. Le rapt &#233;choue de justesse et la police kosovare n'attrape pas les agresseurs. En janvier 2010, &#171; Maia &#187; et ses filles redemandent l'asile en Suisse. &#192; Gen&#232;ve, elles font l'objet d'un suivi th&#233;rapeutique soutenu. Un rapport m&#233;dical atteste qu'elles souffrent d'un &#233;tat de stress post-traumatique et que l'absence de traitement aurait des cons&#233;quences dramatiques pour leur sant&#233;. En mars, l'&lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_in'&gt;ODM&lt;/a&gt; rejette leur demande pour la deuxi&#232;me fois et prononce &#224; nouveau un renvoi en Hongrie. &#171; Maia &#187; recourt contre cette d&#233;cision, mais en juin le &lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_in'&gt;TAF&lt;/a&gt; confirme le renvoi, arguant notamment que la Hongrie est signataire des conventions internationales de respect des droits humains et qu'il est pr&#233;sum&#233; qu'elle les respecte, &#171; que les int&#233;ress&#233;es n'ont pas &#233;t&#233; en mesure d'&#233;tablir l'existence d'un risque personnel concret et s&#233;rieux d'&#234;tre soumises [&#8230;] &#224; un traitement prohib&#233; par l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a3.html' class='spip_out'&gt;art. 3 CEDH&lt;/a&gt; &#187; et qu' &#171; il ne ressort pas non plus du pr&#233;sent cas des &quot;raisons humanitaires&quot; qui justifieraient de faire application de cette clause de souverainet&#233; &#187;. Cette clause autorise pourtant l'ODM &#224; traiter la demande pour des raisons humanitaires, m&#234;me lorsqu'il ressort de l'examen qu'un autre &#201;tat est comp&#233;tent. Or, l'Office &lt;a href='http://archives.tdg.ch/TG/TG/-/article-2010-07-1344/les-defenseurs-du-droit-d8217asile-sont-en-colere' class='spip_out'&gt;r&#233;pondra &#224; la presse en juillet 2010&lt;/a&gt; que cette clause &#171; &lt;i&gt;a &#233;t&#233; appliqu&#233;e pour onze personnes depuis 2008&lt;/i&gt; &#187;. Autant dire presque jamais. Quant au TAF, on ne conna&#238;t aucun cas o&#249; il en aurait fait usage.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Questions soulev&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Que faut-il de plus pour que nos autorit&#233;s consid&#232;rent un cas suffisamment grave pour justifier l'application de la clause de souverainet&#233; ? Si cette clause n'est pas utilis&#233;e dans un cas aussi choquant que celui de &#171; Maia &#187;, dans quelles circonstances sera-t-elle alors appliqu&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Faut-il que les personnes soient sur le point de mourir pour que la Suisse se d&#233;clare responsable de leur demande d'asile ?
Chronologie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2008 : demande d'asile en Hongrie (8 mai, refus&#233;e par la suite) ; enl&#232;vement de la fille cadette par le p&#232;re (ao&#251;t)
&lt;br /&gt;2009 : demande d'asile en Suisse (19 avril) ; d&#233;cision de NEM (Dublin) et de renvoi vers la Hongrie (11 ao&#251;t) ; expulsion en Hongrie (5 nov.) ; retour au Kosovo, attaque et tentative de rapt de l'a&#238;n&#233;e par le p&#232;re (d&#233;c.)
&lt;br /&gt;2010 : 2&#232;me demande d'asile en Suisse (6 janv.) ; nouvelle d&#233;cision de NEM (Dublin) et de renvoi vers la Hongrie (17 mars) ; recours (29 mars) ; rejet du TAF (24 juin) ; 2&#232;me expulsion en Hongrie (12 ao&#251;t) ; aucune nouvelle de &#171; Maia &#187; au moment de la publication&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Description du cas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1972 au Kosovo, &#171; Maia &#187; fait partie de la minorit&#233; ethnique ashkalie. Mari&#233;e de force, elle a une fille en 1997, avant d'&#234;tre abandonn&#233;e. Elle part ensuite en Serbie avec un autre homme qu'elle consid&#232;re comme son deuxi&#232;me mari. Elle a deux autres filles en 1999 et en 2003. Le mari, trafiquant de drogue et impliqu&#233; dans des affaires criminelles, oblige &#171; Maia &#187; &#224; se prostituer. En mai 2008, ils d&#233;posent une demande d'asile en Hongrie. &#171; Maia &#187; doit continuer &#224; se prostituer dans le centre pour requ&#233;rants o&#249; ils sont h&#233;berg&#233;s. Le mari veut aussi obliger l'a&#238;n&#233;e &#224; le faire et bat r&#233;guli&#232;rement &#171; Maia &#187;. Une nuit d'ao&#251;t 2008 le mari dispara&#238;t avec sa fille cadette. &#171; Maia &#187; s'adresse aux autorit&#233;s hongroises mais elles ne les retrouvent pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En avril 2009, &#171; Maia &#187; et ses deux filles demandent l'asile en Suisse, craignant qu'en Hongrie son mari les retrouve et les expose &#224; nouveau &#224; des violences. &#192; Gen&#232;ve, les filles peuvent aller &#224; l'&#233;cole pour la premi&#232;re fois de leur vie. Mais &#224; l'aube du 5 novembre, la police arrive au foyer pour proc&#233;der &#224; leur expulsion en Hongrie. En violation des r&#232;gles de proc&#233;dure, la d&#233;cision de renvoi de l'ODM ne leur est communiqu&#233;e que sur la route de l'a&#233;roport, ce qui emp&#234;che &#171; Maia &#187; de la comprendre et de faire recours. D&#232;s leur arriv&#233;e &#224; Budapest, &#171; Maia &#187; et ses filles sont emprisonn&#233;es dans une cellule minuscule et naus&#233;abonde. L'a&#238;n&#233;e pleure souvent. Elle se blesse au cours d'une crise nerveuse et est hospitalis&#233;e bri&#232;vement. Sa cadette pleure aussi la plupart du temps en restant prostr&#233;e. Une fois elle s'&#233;vanouit mais n'a pas acc&#232;s &#224; un m&#233;decin. Apr&#232;s 17 jours de d&#233;tention, les policiers informent &#171; Maia &#187; en hongrois et par gestes que sa demande d'asile a &#233;t&#233; rejet&#233;e et qu'elles doivent quitter le pays dans les 20 jours, sinon elles resteraient d&#233;tenues encore 5 mois. Elles retournent alors au Kosovo, chez la m&#232;re de &#171; Maia &#187;. Peu apr&#232;s, elles y sont attaqu&#233;es par le mari, avec deux comp&#232;res, qui tente d'enlever son autre fille. L'a&#238;n&#233;e re&#231;oit un coup de couteau pendant l'altercation. Le rapt &#233;choue de justesse et la police kosovare n'attrape pas les agresseurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 6 janvier 2010, &#171; Maia &#187; et ses filles reviennent en Suisse redemander l'asile. Lors de l'audition &#224; l'ODM, &#171; Maia &#187; relate les circonstances de leur retour en Hongrie et au Kosovo. &#192; Gen&#232;ve, &#171; Maia &#187; et ses filles font l'objet d'un suivi th&#233;rapeutique soutenu. Un rapport m&#233;dical atteste que &#171; Maia &#187; souffre d'un &#233;tat de stress post-traumatique et de troubles d&#233;pressifs. En cas d'interruption ou d'absence de traitement, les m&#233;decins &#233;voquent des cons&#233;quences dramatiques pour sa sant&#233; avec un risque suicidaire majeur. Ils soulignent qu'un nouveau renvoi constituerait &#224; l'&#233;vidence un traumatisme suppl&#233;mentaire et qu'il est donc m&#233;dicalement contre-indiqu&#233;. Le 17 mars, sans mention des probl&#232;mes m&#233;dicaux, l'ODM refuse pour la deuxi&#232;me fois la demande d'asile et prononce un renvoi en Hongrie. Aid&#233;e par un mandataire, &#171; Maia &#187; fait recours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 juin, le TAF confirme le renvoi en Hongrie. Il signale notamment que les &#201;tats li&#233;s par l'Accord de Dublin sont signataires des conventions internationales de respect des droits humains et qu'il est donc pr&#233;sum&#233; que ces &#201;tats les respectent. Le TAF ajoute &#171; que les int&#233;ress&#233;es n'ont pas &#233;t&#233; en mesure d'&#233;tablir l'existence d'un risque personnel concret et s&#233;rieux d'&#234;tre soumises, en cas de renvoi en Hongrie, &#224; un traitement prohib&#233; par l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a3.html' class='spip_out'&gt;art. 3 CEDH&lt;/a&gt; &#187; ; &#171; S'agissant des pr&#233;tendus risques d'&#234;tre plac&#233;es en d&#233;tention &#224; leur retour en Hongrie, le Tribunal se limitera &#224; relever que leur entr&#233;e sur le territoire hongrois se fera de mani&#232;re l&#233;gale et que les autorit&#233;s comp&#233;tentes seront averties &#224; l'avance de leur arriv&#233;e ainsi que de leurs affections m&#233;dicales &#187; [comme lors du premier renvoi] ; qu' &#171; en cas d'&#233;ventuels probl&#232;mes, les int&#233;ress&#233;es peuvent toujours s'adresser aux autorit&#233;s hongroises &#187; [on a vu leur pr&#233;c&#233;dente efficacit&#233; : prostitution, disparition d'une des filles] ; qu &#171; 'il n'y a pas lieu de consid&#233;rer que les soins &#233;ventuellement n&#233;cessaires aux recourantes ne seraient pas disponibles en Hongrie &#187; [malgr&#233; l'absence de soins apport&#233;s &#224; la cadette en prison] ; et qu'enfin, &#171; il ne ressort pas non plus du pr&#233;sent cas des &quot;raisons humanitaires&quot; qui justifieraient de faire application de cette clause de souverainet&#233; &#187;. Les autorit&#233;s ont fait le choix d'une application m&#233;canique de l'accord au m&#233;pris de toute consid&#233;ration humanitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Signal&#233; par :&lt;/strong&gt;	Centre social protestant (Gen&#232;ve), juillet 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :	&lt;/strong&gt;pvs d'auditions (23.4.09, 13.1.10) ; refus ODM (17.3.10) ; recours (29.3.10) ; &lt;a href='http://relevancy.bger.ch/php/taf/http/checkpdf.php?filename=2010/d_02002_2010_2010_06_24_t.pdf&amp;lang=fr&amp;type=azabvger' class='spip_out'&gt;arr&#234;t du TAF&lt;/a&gt; (24.6.10)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.odae-romand.ch/IMG/pdf/Cas122_Maia.pdf" length="129182" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Harte Praxis des Z&#252;rcher Sozialamtes und der Vormundschaftsbeh&#246;rde gegen&#252;ber Kindern in der Nothilfe</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article261</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article261</guid>
		<dc:date>2010-08-30T13:01:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Brina</dc:creator>


		<dc:subject>Afghanistan</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Traduction du titre : &quot;La dure pratique du service social de Z&#252;rich ainsi que de l'administration de tutelle envers un enfant qui vit &#224; l'aide d'urgence&quot;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;fiches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot187" rel="tag"&gt;Afghanistan&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.odae-romand.ch/IMG/pdf/Fall121_Arian.pdf" length="104808" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fl&#252;chtling seit 13 Jahren ohne geregelten Aufenthalt, Heirat verweigert</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article259</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article259</guid>
		<dc:date>2010-08-17T09:02:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Donatella</dc:creator>


		<dc:subject>Tch&#233;tch&#233;nie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Traduction du titre : &quot;Demandeur d'asile d&#233;bout&#233;, en Suisse depuis 13 ans, mariage refus&#233;&quot;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;fiches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Tch&#233;tch&#233;nie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.odae-romand.ch/IMG/pdf/Fall119.pdf" length="54576" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Suisse le renvoie dans un pays tiers o&#249; il n'a connu que la d&#233;tention</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article260</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article260</guid>
		<dc:date>2010-08-17T08:58:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Donatella</dc:creator>


		<dc:subject>Somalie</dc:subject>
		<dc:subject>renvoi (Dublin)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Recrut&#233; de force par un groupe islamiste et d&#233;sign&#233; pour commettre un attentat suicide, &#171; Bilal &#187; quitte la Somalie et demande l'asile en Suisse. Les autorit&#233;s le renvoient vers Malte, premier &#201;tat responsable de sa demande d'asile selon l'accord de Dublin, alors qu'il risque d'y &#234;tre emprisonn&#233; une nouvelle fois dans des conditions catastrophiques.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;fiches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;Somalie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot175" rel="tag"&gt;renvoi (Dublin)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Personne(s) concern&#233;e(s) :&lt;/strong&gt; &#171; Bilal &#187;, jeune homme n&#233; en 1986&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Origine :&lt;/strong&gt; Somalie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Statut :&lt;/strong&gt; demande d'asile -&gt; renvoi Dublin&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;sum&#233; du cas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Recrut&#233; de force par un groupe islamiste et d&#233;sign&#233; pour commettre un attentat suicide, &#171; Bilal &#187;, jeune somalien de 24 ans, quitte son pays en septembre 2008. En f&#233;vrier 2009, il arrive &#224; Malte o&#249; il signe un formulaire de demande d'asile. Il se retrouve ensuite d&#233;tenu durant plus de huit mois dans des conditions tr&#232;s p&#233;nibles (surpopulation carc&#233;rale, hygi&#232;ne d&#233;plorable). Il s'enfuit d'un camp dans lequel il avait &#233;t&#233; plac&#233; en attente d'une d&#233;cision sur sa demande d'asile, laquelle ne vient pas. En mars 2010, il demande l'asile en Suisse. En vertu de l'accord de Dublin, l'&lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_out'&gt;ODM&lt;/a&gt; rend une d&#233;cision de non-entr&#233;e en mati&#232;re et de renvoi sur Malte le 3 mai 2010. Dans son recours, &#171; Bilal &#187; met en avant sa d&#233;tention &#224; Malte et rel&#232;ve, rapports d'organisations humanitaires &#224; l'appui (&lt;a href='http://www.unhcr.org/refworld/publisher,AMNESTY,,MLT,4a1fadd759,0.html' class='spip_out'&gt;AI&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.msf.org/source/countries/europe/malta/2009/2009_04_report_Malta.pdf' class='spip_out'&gt;MSF&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://medecinsdumonde.org/fr/content/download/5050/39992/file/Rapport_Malte.pdf' class='spip_out'&gt;MdM&lt;/a&gt;), que ce pays emprisonne syst&#233;matiquement les requ&#233;rants d'asile pour une dur&#233;e pouvant aller jusqu'&#224; 18 mois, et ce dans des conditions de d&#233;tention catastrophiques. Estimant le recours vou&#233; &#224; l'&#233;chec, le TAF rend une d&#233;cision incidente refusant l'effet suspensif et exigeant le paiement d'une avance de frais de 600 frs. Pour le &lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_out'&gt;TAF&lt;/a&gt;, il n'existe aucun indice concret et s&#233;rieux d'un non-respect des conventions internationales (soit en particulier &lt;a href='http://www.echr.coe.int/NR/rdonlyres/086519A8-B57A-40F4-9E22-3E27564DBE86/0/FrenchFran%25C3%25A7ais.pdf' class='spip_out'&gt;CEDH&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www2.ohchr.org/french/law/refugies.htm' class='spip_out'&gt;Convention relative aux r&#233;fugi&#233;s&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www2.ohchr.org/french/law/cat.htm' class='spip_out'&gt;Convention contre la torture&lt;/a&gt;) par Malte, qui offre selon le Tribunal toutes les garanties de s&#233;curit&#233; d'un &#201;tat de droit fond&#233; sur le respect des principes d&#233;mocratiques et des droits humains. Le TAF ajoute que &#171; les conditions de vie dans ce pays pour les requ&#233;rants d'asile ne sauraient &#234;tre assimil&#233;es &#224; de la torture ou &#224; des traitements inhumains au sens de l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a3.html' class='spip_out'&gt;art. 3 CEDH&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Questions soulev&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La position de l'ODM et du TAF revient &#224; affirmer abstraitement qu'aucun &#201;tat signataire des conventions de protection des droits humains n'est susceptible de les violer. Dans la mesure o&#249; de telles violations se produisent effectivement, les autorit&#233;s suisses ne devraient-elles pas appliquer la clause de souverainet&#233; qui les autorise &#224; renoncer au renvoi sur Malte ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Peut-on soutenir que la d&#233;tention subie par &#171; Bilal &#187; est conforme aux conventions internationales prot&#233;geant les droits humains ? Ne s'agit-il pas d'une violation de l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a3.html' class='spip_out'&gt;article 3 CEDH&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Qu'adviendra-t-il de &#171; Bilal &#187; s'il n'obtient nulle part un statut lui permettant de se reconstruire une vie stable ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Chronologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;2008 :	d&#233;part de Somalie (sept.)
&lt;br /&gt;2009 :	enregistrement d'une demande d'asile &#224; Malte et mise en d&#233;tention (f&#233;v.)
&lt;br /&gt;2010 :	fuite du camp de r&#233;fugi&#233;s et demande d'asile en Autriche (jan.) ; demande d'asile en Suisse (7 mars) ; &lt;br /&gt;refus de l'ODM et renvoi vers Malte (3 mai) ; recours (26 mai) ; d&#233;cision incidente du TAF (31 mai)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Description du cas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oblig&#233; de suivre un entra&#238;nement militaire avec des combattants islamistes somaliens pour sauver sa vie, et choisi par ceux-ci pour effectuer un attentat suicide, &#171; Bilal &#187;, jeune Somalien de 24 ans, quitte sa famille et son pays en septembre 2008. Par voie terrestre, il gagne le Kenya, l'Ouganda, le Soudan puis la Libye, apr&#232;s avoir travers&#233; le d&#233;sert du Sahara en 35 jours. En Libye, &#171; Bilal &#187; monte dans une barque avec une soixantaine d'autres migrants et arrive deux jours plus tard &#224; Malte, soit en f&#233;vrier 2009. Il y signe un formulaire de demande d'asile. Il est ensuite emprisonn&#233; dans le centre de d&#233;tention &#171; Lyster Barracks &#187; durant plus de huit mois dans des conditions tr&#232;s p&#233;nibles mettant en danger sa sant&#233; physique et mentale, en raison notamment de la surpopulation carc&#233;rale et d'une hygi&#232;ne d&#233;plorable. Lib&#233;r&#233; et log&#233; dans un autre camp, il s'en &#233;chappe, souffrant des conditions de vie difficiles et du fait que les autorit&#233;s maltaises ne donnent aucune suite &#224; sa proc&#233;dure d'asile. D&#233;but 2010, &#171; Bilal &#187; se rend au Autriche, o&#249; il demande aussi l'asile. Mais se voyant menac&#233; de renvoi vers Malte, il gagne la Suisse o&#249; il d&#233;pose une demande d'asile le 7 mars 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ODM rend une d&#233;cision de non-entr&#233;e en mati&#232;re et de renvoi sur Malte le 3 mai. Selon l'Office, il ne lui appartient pas &#171; de se substituer aux autorit&#233;s du pays destinataire pour assurer le suivi du requ&#233;rant &#224; Malte &#187; et rappelle que ce pays a sign&#233; les m&#234;mes conventions que la Suisse. Dans ce cadre et en vertu du r&#232;glement Dublin, l'ODM affirme que Malte est le pays responsable pour le traitement de la demande d'asile de &#171; Bilal &#187; et ne voit aucune objection au fait que cet &#201;tat assure le suivi de la proc&#233;dure jusqu'&#224; son terme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son recours du 26 mai, &#171; Bilal &#187; met en avant sa d&#233;tention et rel&#232;ve, rapports d'organisations humanitaires &#224; l'appui (&lt;a href='http://www.unhcr.org/refworld/publisher,AMNESTY,,MLT,4a1fadd759,0.html' class='spip_out'&gt;Amnesty International&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.msf.org/source/countries/europe/malta/2009/2009_04_report_Malta.pdf' class='spip_out'&gt;M&#233;decins sans Fronti&#232;res&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://medecinsdumonde.org/fr/content/download/5050/39992/file/Rapport_Malte.pdf' class='spip_out'&gt;M&#233;decins du Monde&lt;/a&gt;, ), que les requ&#233;rants d'asile et migrants ill&#233;gaux sont syst&#233;matiquement d&#233;tenus &#224; leur arriv&#233;e &#224; Malte, pour des p&#233;riodes pouvant aller jusqu'&#224; 18 mois. Une description tr&#232;s pr&#233;cise des principaux lieux de d&#233;tention t&#233;moigne de conditions d'hygi&#232;ne et d'h&#233;bergement catastrophiques. Pour ces organisations, cette d&#233;tention viole les r&#232;gles fondamentales des droits humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Estimant le recours vou&#233; &#224; l'&#233;chec, le TAF rend une d&#233;cision incidente refusant l'effet suspensif et exigeant le paiement d'une avance de frais de 600 frs. Pour le TAF, &#171; il n'existe en la cause aucun indice concret et s&#233;rieux d'un non-respect de ces conventions [Convention europ&#233;enne des droits de l'homme, Convention des r&#233;fugi&#233;s et Convention contre la torture] par cet &#201;tat [Malte], lequel offre toutes les garanties de s&#233;curit&#233; d'un &#201;tat de droit, fond&#233; sur le respect des principes d&#233;mocratiques et des droits de l'homme &#187;. Le TAF pr&#233;cise que le recourant a &#171; certes all&#233;gu&#233; des conditions de vie difficiles dans ce pays ; que toutefois, aucun risque de traitements inhumains ou d&#233;gradants (&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a3.html' class='spip_out'&gt;art. 3 CEDH&lt;/a&gt;), en cas de renvoi &#224; Malte, n'a, &#224; premi&#232;re vue, pu &#234;tre d&#233;montr&#233; &#187; et ajoute que &#171; les conditions de vie dans ce pays pour les requ&#233;rants d'asile ne sauraient &#234;tre assimil&#233;es &#224; de la torture ou &#224; des traitements inhumains au sens de l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a3.html' class='spip_out'&gt;art. 3 CEDH&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le TAF conclut qu'au vu de ce qui pr&#233;c&#232;de, l'ODM n'avait pas &#224; d&#233;roger au principe fondamental de l'art. 3 &#167; 1
du &lt;a href='http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32003R0343:FR:HTML' class='spip_out'&gt;R&#232;glement (CE) No 343/2003&lt;/a&gt; (accord de Dublin), qui d&#233;termine l'&#201;tat membre responsable d'une demande d'asile, et ne devait pas appliquer la clause de souverainet&#233; telle que pr&#233;vue &#224; l'art. 3 &#167; 2 de la disposition r&#233;glementaire pr&#233;cit&#233;e. Le Tribunal estime en outre que l'ex&#233;cution de ce renvoi est possible puisque Malte a donn&#233; tacitement son accord &#224; la reprise en charge de &#171; Bilal &#187; et qu'il est licite puisque Malte, en tant que pays de l'espace Dublin, est signataire de diff&#233;rentes conventions. Le TAF ne se pr&#233;occupe pas de savoir si ces engagements sont effectivement garantis dans le cas d'esp&#232;ce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Signal&#233; par :&lt;/strong&gt; Centre social protestant (Gen&#232;ve), juin 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt; PV d'audition (18.3.10) ; d&#233;cision de l'ODM (3.5.10) ; recours au TAF (26.5.10) ; d&#233;cision incidente du TAF (31.5.10)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.odae-romand.ch/IMG/pdf/Cas120_Bilal.pdf" length="94846" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Suisse viole l'article 8 CEDH</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article257</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article257</guid>
		<dc:date>2010-08-03T15:39:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Donatella</dc:creator>



		<description>Le 29 juillet 2010, la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme a rendu deux arr&#234;ts concernant deux couples d'&#233;thiopiens qui se sont mari&#233;s alors qu'ils &#233;taient d&#233;bout&#233;s de l'asile. Au m&#233;pris du droit &#224; la vie familiale, l'ODM a refus&#233; de modifier l'attribution &#224; leur canton, les emp&#234;chant ainsi de vivre ensemble pendant environ cinq ans. Dans les deux cas, la Cour a consid&#233;r&#233; &#224; l'unanimit&#233; que ce refus violait l'article 8 CEDH sur le respect de la vie familiale en emp&#234;chant des couples mari&#233;s de faire m&#233;nage (...)

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;20. Infos br&#232;ves&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 29 juillet 2010, la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme a rendu deux arr&#234;ts concernant deux couples d'&#233;thiopiens qui se sont mari&#233;s alors qu'ils &#233;taient d&#233;bout&#233;s de l'asile. Au m&#233;pris du droit &#224; la vie familiale, l'&lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article161' class='spip_out'&gt;ODM&lt;/a&gt; a refus&#233; de modifier l'attribution &#224; leur canton, les emp&#234;chant ainsi de vivre ensemble pendant environ cinq ans. Dans les deux cas, la Cour a consid&#233;r&#233; &#224; l'unanimit&#233; que ce refus violait l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a8.html' class='spip_out'&gt;article 8 CEDH&lt;/a&gt; sur le respect de la vie familiale en emp&#234;chant des couples mari&#233;s de faire m&#233;nage commun. &lt;a href='http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?action=html&amp;documentId=872193&amp;portal=hbkm&amp;source=externalbydocnumber&amp;table=F69A27FD8FB86142BF01C1166DEA398649' class='spip_out'&gt;Lire le communiqu&#233; de la CEDH&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'intervalle, la Suisse a malheureusement d&#233;j&#224; pris les devants pour durcir encore sa l&#233;gislation. &#192; partir du 1er janvier 2011, le code civil interdira aux personnes sans statut (d&#233;bout&#233;s de l'asile, &#171; sans papiers &#187;, &#233;tudiants dont le permis n'est pas renouvel&#233;) de se marier. &#192; quand les prochains arr&#234;ts de la Cour sur le droit au mariage ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rechtsbeugendes Wirken des BFM hebelt Rechststaat aus, mit unzumutbaren Folgen f&#252;r &quot;Manuel&quot; un Kosten f&#252;r den Staat</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article254</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article254</guid>
		<dc:date>2010-07-29T14:47:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Brina</dc:creator>


		<dc:subject>Angola</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Traduction du titre : &quot;L'interpr&#233;tation de la l&#233;gislation faite par l'ODM mine l'&#233;tat de droit, avec des cons&#233;quences inacceptables pour &quot;Manuel&quot; et des co&#251;ts pour l'Etat&quot;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;fiches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot73" rel="tag"&gt;Angola&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.odae-romand.ch/IMG/pdf/Fall117_Manuel.pdf" length="101908" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plus d'un an et demi pour obtenir son droit au regroupement familial</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article255</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article255</guid>
		<dc:date>2010-07-29T14:47:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Brina</dc:creator>


		<dc:subject>respect de la vie familiale</dc:subject>
		<dc:subject>Br&#233;sil</dc:subject>
		<dc:subject>proc&#233;dure (garanties)</dc:subject>
		<dc:subject>ALCP</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Jo&#227;o &#187;, br&#233;silien, veut rejoindre sa m&#232;re qui vit en Suisse avec sa conjointe espagnole. Selon l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), il a droit au regroupement familial. Pourtant, les autorit&#233;s vont mettre plus d'un an et demi &#224; lui d&#233;livrer un permis.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;fiches&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot35" rel="tag"&gt;respect de la vie familiale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot37" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot174" rel="tag"&gt;proc&#233;dure (garanties)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?mot186" rel="tag"&gt;ALCP&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Personne(s) concern&#233;e(s) :&lt;/strong&gt; &#171; Jo&#227;o &#187;, homme n&#233; en 1988, et sa m&#232;re&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Origine :&lt;/strong&gt;	Br&#233;sil&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Statut :&lt;/strong&gt;	&#224; l'&#233;tranger -&gt; permis B pour regroupement familial&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;sum&#233; du cas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2008, &#171; Jo&#227;o &#187; (20 ans) et sa m&#232;re, qui sont br&#233;siliens mais vivent en Espagne au b&#233;n&#233;fice d'une autorisation de s&#233;jour de longue dur&#233;e, demandent une autorisation de s&#233;jour en Suisse au titre de regroupement familial. En effet, la m&#232;re de Joao s'est mari&#233;e avec une personne du m&#234;me sexe, conform&#233;ment au droit espagnol, et cette personne vit en Suisse au b&#233;n&#233;fice d'une autorisation de s&#233;jour type CE/AELE. Selon l'Accord sur la libre circulation des personnes, le conjoint d'un ressortissant de l'UE &#233;tabli en Suisse a droit &#224; une autorisation de s&#233;jour dans notre pays, tout comme les enfants de moins de 21 ans de ce m&#234;me conjoint. Apr&#232;s divers &#233;changes de courriers et envois de documents, la m&#232;re de &#171; Jo&#227;o &#187; obtient son permis en juin 2009. Mais la demande de son fils reste en suspend. Elle n'est transmise par l'Office cantonal &#224; l'Office f&#233;d&#233;ral pour approbation qu'en janvier 2010, soit un an et 4 mois apr&#232;s le d&#233;p&#244;t de la demande. L'Office f&#233;d&#233;ral des Migrations (ODM) ne donne quant &#224; lui son feu vert que le 11 mai 2010. L'Office cantonal de la Population (OCP) n'en informe pas tout de suite &#171; Jo&#227;o &#187;, qui apprend la nouvelle seulement apr&#232;s une &#233;ni&#232;me relance de la part de sa mandataire. Pour d&#233;livrer le permis, l'OCP requiert encore la pr&#233;sence de &#171; Jo&#227;o &#187; au guichet. La mandataire rappelle &#224; l'OCP qu'habituellement la pr&#233;sence du b&#233;n&#233;ficiaire d'un permis type CE/AELE n'est pas n&#233;cessaire et informe que &#171; Jo&#227;o &#187; se trouve &#224; ce moment au Br&#233;sil. L'OCP accepte alors de d&#233;livrer le permis en l'absence du principal int&#233;ress&#233; &#171; &#224; titre exceptionnel &#187;. Au final, &#171; Jo&#227;o &#187; ne recevra son permis qu'en juin 2010, soit environ un an et 9 mois apr&#232;s la demande initiale. Pendant ce temps d'attente, &#171; Jo&#227;o &#187; n'a pas pu venir habiter en Suisse avec sa m&#232;re et s'est retrouv&#233; bloqu&#233; dans son projet de formation &#224; Gen&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Questions soulev&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.odae-romand.ch/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Comment les autorit&#233;s justifient-elles qu'une demande fond&#233;e sur un droit formel puisse n&#233;cessiter pr&#232;s d'un an et 9 mois pour aboutir &#224; une d&#233;cision, alors que tous les faits sont clairement &#233;tablis ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Chronologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;2008 :	demande de regroupement familial pour &#171; Jo&#227;o &#187; et sa m&#232;re (22 sept.) &lt;br /&gt;2009 :	octroi du permis uniquement pour la m&#232;re (juin) &#8211; la demande du fils reste en suspens
&lt;br /&gt;2010 :	transfert de la demande de &#171; Jo&#227;o &#187; de l'OCP &#224; l'ODM (janvier) ; approbation de l'ODM (11 mai) ; r&#233;ception du permis (15 juin)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Description du cas
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Jo&#227;o &#187; et sa m&#232;re, tous deux br&#233;siliens, habitent en Espagne au b&#233;n&#233;fice d'une autorisation de s&#233;jour de longue dur&#233;e obtenue suite au mariage de la m&#232;re avec une ressortissante espagnole. La famille d&#233;cide ensuite de s'installer en Suisse. Selon l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), le conjoint d'un ressortissant de l'Union europ&#233;enne &#233;tabli en Suisse a droit &#224; une autorisation de s&#233;jour dans notre pays, tout comme les enfants de moins de 21 ans de ce m&#234;me conjoint. En effet, l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_142_112_681/ta3.html' class='spip_out'&gt;article 3 de l'Annexe I de l'ALCP&lt;/a&gt; indique que : &#171; (1) Les membres de la famille d'une personne ressortissant d'une partie contractante ayant un droit de s&#233;jour ont le droit de s'installer avec elle. (&#8230;) (2) Sont consid&#233;r&#233;s comme membres de la famille, quelle que soit leur nationalit&#233; : a. son conjoint et leurs descendants de moins de 21 ans ou &#224; charge. (&#8230;). &#171; Jo&#227;o &#187; et sa m&#232;re adressent donc le 22 septembre 2008 &#224; l'OCP une demande d'autorisation de s&#233;jour au titre de regroupement familial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s divers &#233;changes de courriers et envois de documents, y compris un acte de divorce concernant sa pr&#233;c&#233;dente union, la m&#232;re de &#171; Jo&#227;o &#187; obtient son autorisation de s&#233;jour en juin 2009. &#171; Jo&#227;o &#187;, quant &#224; lui, doit encore patienter. Sa mandataire envoie un courrier le 15 septembre 2009 pour savoir o&#249; en est le traitement du dossier. L'OCP demande, par un courrier envoy&#233; le 20 octobre 2009, de nouveaux documents qui sont rassembl&#233;s et envoy&#233;s le 16 novembre 2009. Relanc&#233; par la mandataire, l'OCP transmet le dossier &#224; l'ODM pour approbation en janvier 2010, soit environ un an et 4 mois apr&#232;s le d&#233;p&#244;t de la demande. Pourtant, selon les dispositions juridiques en vigueur (art. &lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/142_203/a26.html' class='spip_out'&gt;26&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/142_203/a28.html' class='spip_out'&gt;28&lt;/a&gt; OLCP, &lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/142_20/a99.html' class='spip_out'&gt;art. 99 LEtr&lt;/a&gt;, art. &lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/142_201/a83.html' class='spip_out'&gt;83&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/142_201/a85.html' class='spip_out'&gt;85&lt;/a&gt; OASA) et d'apr&#232;s les directives y relatives, l'approbation de l'Office f&#233;d&#233;ral n'est pas pr&#233;vue pour les cas des jeunes de moins de 21 ans originaires de pays tiers (&#171; Jo&#227;o &#187; a 20 ans au moment de la demande) et qui sont membres de famille d'un ressortissant d'un pays de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en &#233;crivant directement &#224; l'ODM le 4 juin 2010 que la mandataire apprend que l'Office f&#233;d&#233;ral a donn&#233; son accord le 11 mai 2010 pour octroyer &#224; &#171; Jo&#227;o &#187; une autorisation de s&#233;jour, mais l'OCP n'a &#224; ce moment-l&#224; encore rien fait de cette approbation. Le 7 juin 2010, la mandataire contacte l'OCP, qui confirme l'information et demande &#224; &#171; Jo&#227;o &#187;, en vue des formalit&#233;s n&#233;cessaires pour l'&#233;tablissement de son permis, de se pr&#233;senter en personne au guichet muni de son passeport, de deux photos d'identit&#233; et de 95 francs, selon une proc&#233;dure qui s'applique habituellement aux ressortissants de pays tiers. Mais &#171; Jo&#227;o &#187; se trouve alors au Br&#233;sil et fait valoir que son permis est obtenu par le biais d'un regroupement familial avec une ressortissante de l'UE, ce qui signifie que sa pr&#233;sence ne devrait pas &#234;tre requise. L'OCP accepte finalement &#171; &#224; titre exceptionnel &#187; d'envoyer le document.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Jo&#227;o &#187; re&#231;oit son permis le 15 juin 2010, soit pr&#232;s d'un an et 9 mois apr&#232;s la demande initiale. Pendant tout ce temps, alors qu'il avait droit &#224; une autorisation de s&#233;jour, il ne pouvait pas vivre en Suisse et se trouvait bloqu&#233; dans son projet de formation &#224; Gen&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Signal&#233; par :&lt;/strong&gt;	Centre de Contact Suisses-Immigr&#233;s (CCSI) (Gen&#232;ve), juin 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :	&lt;/strong&gt;&#233;changes de courriers entre la mandataire et les autorit&#233;s ; informations compl&#233;mentaires re&#231;ues de la mandataire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://www.odae-romand.ch/IMG/pdf/Cas118_Joao.pdf" length="87844" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les renvois Dublin vers l'Italie sont probl&#233;matiques</title>
		<link>http://www.odae-romand.ch/spip.php?article253</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.odae-romand.ch/spip.php?article253</guid>
		<dc:date>2010-07-22T14:32:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aldo Brina</dc:creator>



		<description>Dans le cadre de l'application de l'accord de Dublin, la Suisse renvoie sans scrupule de nombreux demandeurs d'asile vers l'Italie. Dans leurs d&#233;cisions, nos autorit&#233;s ne manquent pas une occasion de rappeler que l'Italie, tout comme les autres pays de l'espace Dublin, est signataire de diff&#233;rentes conventions relatives aux droits humains et au droit d'asile, raison pour laquelle il n'y aurait pas lieu de remettre en question l'ex&#233;cution des renvois. Ce raisonnement am&#232;ne &#224; un d&#233;ni total de la (...)

-
&lt;a href="http://www.odae-romand.ch/spip.php?rubrique4" rel="directory"&gt;20. Infos br&#232;ves&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de l'application de l'accord de Dublin, la Suisse renvoie sans scrupule de nombreux demandeurs d'asile vers l'Italie. Dans leurs d&#233;cisions, nos autorit&#233;s ne manquent pas une occasion de rappeler que l'Italie, tout comme les autres pays de l'espace Dublin, est signataire de diff&#233;rentes conventions relatives aux droits humains et au droit d'asile, raison pour laquelle il n'y aurait pas lieu de remettre en question l'ex&#233;cution des renvois. Ce raisonnement am&#232;ne &#224; un d&#233;ni total de la situation concr&#232;te pour les demandeurs d'asile dans certains pays (&lt;a href='http://www.odae-romand.ch/spip.php?article252' class='spip_in'&gt;voir notre note th&#233;matique sur les renvois Dublin&lt;/a&gt;). En ce qui concerne l'Italie par exemple, le Conseil des Ministres du Conseil de l'Europe vient, le 3 juin 2010, d'adopter une &lt;a href='https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?Ref=CM/ResDH%282010%2983&amp;Language=lanFrench&amp;Ver=original&amp;Site=CM&amp;BackColorInternet=C3C3C3&amp;BackColorIntranet=EDB021&amp;BackColorLogged=F5D383' class='spip_out'&gt;r&#233;solution exceptionnelle&lt;/a&gt; invitant notre voisin transalpin &#224; respecter ses obligations. &#192; trois reprises, celui-ci a en effet refus&#233; de se plier &#224; la d&#233;cision de suspension du renvoi prise par la Cour europ&#233;enne des Droits de l'Homme, au m&#233;pris du principe de non-refoulement. Dans une dizaine d'autres affaires depuis 2008, la Cour europ&#233;enne a &#233;galement ordonn&#233; l'annulation de d&#233;cisions d'expulsions prises par l'Italie qui revenaient &#224; violer l'&lt;a href='http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_101/a3.html' class='spip_out'&gt;article 3 CEDH&lt;/a&gt;. Nos autorit&#233;s finiront-elles par se rendre compte qu'il ne suffit pas qu'un &#201;tat signe une convention pour exclure tout probl&#232;me sur le terrain ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
