Tentative de renvoi manu militari
de deux familles avec enfants en bas âge

28.03.2011

Un correspondant de l’ODAE nous informe que la police a essayé de renvoyer de force deux familles tchétchènes avec des enfants en bas âge. Logées dans un foyer de requérants d’asile à Genève, les deux familles ont été arrêtées à l’aube par la police et amenées devant l’avion qui devait les ramener en Pologne (renvoi Dublin). Leur expulsion a finalement dû être reportée, l’une des deux femmes ayant eu une crise de nerfs sur le tarmac de l’aéroport. Depuis cet incident, un climat de peur règne dans le foyer, chacun craignant à tout moment de faire l’objet d’un tel renvoi.

Actualisation le 31 mars 2011 (information reçue de l’OSAR) : le Conseil européen sur les réfugiés et les exilés (ECRE) a publié le 8 mars 2011 un rapport démontrant que la réglementation Dublin met les requérants d’asile tchétchènes en danger. La plupart entrent dans l’espace Schengen par la Pologne, où ils n’ont que très peu de chance d’obtenir un statut et risquent un renvoi forcé vers la Russie (sur 6’534 demandes d’asile en 2010, seuls 510 ont obtenu une protection). Selon la position officielle des autorités russes et tchétchènes, la guerre serait finie et les tchétchènes pourraient retourner chez eux en sécurité. Mais l’ECRE n’est pas convaincu par ces affirmations, et demande l’accès à des procédures d’asile efficaces dans chaque cas.