Genève : conditions de détention administrative
inacceptables pour trois femmes

16.12.2009

Une correspondante régulière de l’ODAE nous rapporte sa visite à trois femmes actuellement en détention administrative, en vue de leur renvoi, à la Maison d’arrêt de Riant-Parc (GE). Ces trois femmes sont détenues dans une minuscule cellule d’environ douze mètres carrés. L’une d’entre elles, d’origine éthiopienne, a plus de 60 ans et est restée auparavant 60 jours en zone de rétention à l’aéroport dès son arrivée avant d’être mise en détention à Riant-Parc. Une autre des trois femmes y serait enfermée depuis plus de dix jours. Ces détenues sont confinées à leur cellule et n’ont eu droit à aucune promenade à l’air libre, ce qui ne semble conforme ni à un minimum d’humanité, ni à la jurisprudence du Tribunal fédéral (arrêt 2A.290/1995). Il existe une cabine de téléphone dans la maison mais les détenues n’étaient pas informées qu’elles avaient le droit de téléphoner. "C’est inacceptable de mettre ainsi des femmes en cage, qui n’ont rien dans leur casier judiciaire et n’ont à se reprocher que d’avoir choisi la Suisse comme terre d’accueil !" s’indigne notre personne de contact.