Renvoi en Guinée malgré les massacres

11.11.2009

Dans un arrêt rendu le 19 octobre, trois semaines seulement après les massacres survenus à Conakry le 28 septembre (150 morts et plus de 1’000 blessés), le TAF considère qu’il n’y a pas de danger concret à renvoyer un demandeur d’asile débouté, qui souffre par ailleurs de sérieux troubles psychiques. Un jugement qui paraît nettement prématuré, si on relève que le journal Le Monde titrait le même jour "La Guinée menacée d’une reprise des violences". L’arrêt du TAF résume pourtant très bien la succession des événements. Mais alors que tous les pays occidentaux conseillent à leurs ressortissants de quitter le pays, le TAF estime que la situation n’est pas telle qu’il faille conclure à une situation de violence généralisée s’opposant de manière générale au renvoi. Un délai de quelques mois pour s’assurer que la situation se stabilise durablement aurait pourtant paru plus approprié. (Voir l’arrêt du TAF)

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